Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par Frédéric » 29 Nov 2012, 02:20

J'aimerais ajouter un point important :
Avec un modèle comme celui de Fabien (comparable au mien), un jeu qui se vend à moins de 100 exemplaires a déjà un modèle économique viable (et même bien en dessous de 100 exemplaires).

Quant au fait d'apporter aux différentes professions liées au JDR, pour ce que j'ai touché en tant qu'un des nombreux illustrateurs d'un JDR "édité par un éditeur", Tresadenn a déjà été rémunéré bien plus que moi. Il a fait un peu plus de travail aussi, mais la différence reste très importante.

Addendum : Il ne faut pas oublier que c'est un pari que l'on fait. Ça a marché pour certains aux états unis (certains chiffres sont formidables), est-ce que ça fonctionnera en Francophonie ? Il nous faudra sans doute un peu de temps pour le vérifier et pour que prenne la mayonnaise. ^^
Notons d'ailleurs que les éditeurs qui prennent des partis proches en terme d'ouvrage et de contenu s'inspirent des indépendants américains, voire traduisent directement leurs bouquins. C'est une forme d'avant-garde (en terme de contenu comme de modèle économique) qui a pris son essor via l'indépendance.
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par Fabien | L'Alcyon » 23 Déc 2012, 10:56

Pour compléter les chiffres donnés ici: le 20 décembre, soit 4 mois jour pour jour après le lancement du jeu, j'ai vendu au total 97 exemplaires de Monostatos, pas loin de mon objectif de 100 ventes.
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par Thomas Munier » 23 Déc 2012, 15:25

Très encourageant en effet ! As-tu déjà beaucoup de retours de lecture ou de retours de jeu ? A quelles causes attribuerais-tu ce bon résultat ?
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par Nocker (Guillaume) » 23 Déc 2012, 21:10

Je pense qu'une cause importante c'est le fait qu'il fasse autant de conventions et de pub sur les forums.
Se déplacer en personne, ça paie, je pense.
Mais qu'est-ce que c'est fatiguant, et il le confirme dans son rapport.
Le meilleur conseil aux rolistes, par John Wick.
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par Fabien | L'Alcyon » 26 Déc 2012, 22:12

Salut et merci pour votre enthousiasme ! J'ai pour ma part du mal à déterminer s'il s'agit d'un bon ou d'un mauvais chiffres, étant donné qu'on a peu de points de comparaison (les chiffres de Romaric). C'est un chiffre, ça donne une idée pour le futur et pour les autres. Mais pour répondre à ta question, Thomas, mes déplacements en convention m'ont montré que le jeu plaît pour différentes raisons:
  • la couverture attire l’œil
  • le thème héroïque, de fantasy, séduit souvent
  • la relative minceur du livre
  • le prix réduit
Pour compléter ces informations, voici comment se répartissent mes ventes:
  • 46% en convention
  • 34% via Lulu
  • 20% de la main à la main (amis, connaissances...)
Donc les conventions sont effectivement essentielles, mais elles ont un coût financier et humain très important. A mesure que je publierai d'autres jeux, mais aussi que d'autres jdr sortiront que j'aurai envie de vendre, les conventions deviendront de plus en plus rentables, sur les deux aspects.
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par mrjmad » 29 Déc 2012, 20:16

Bonjour bonjour,

premier post ici (faudrait que je vois si il y a un endroit pour se présenter). J'ai une question. J'ai l'impression qu'il y a, globalement au niveau des auteurs indé, peu de goût pour la vente PDF ou Epub, c'est par méconnaissance, non envie, pas le temps, une autre raison ?
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par Fabien | L'Alcyon » 29 Déc 2012, 20:33

Salut salut,

J'ai développé ma position concernant la vente en pdf dans ce message.
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par mrjmad » 29 Déc 2012, 22:01

Merci du lien, je viens de le lire, bon ben ce que j'aurais pu dire en faveur du pdf à déjà été dit :)
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par Lionel (Nonène) » 30 Déc 2012, 21:46

Une petite question m'est venue :

Comment ça se passe concernant la récupération de l'argent issu de tes ventes par Lulu ? Tu fais verser sur un compte bancaire, sur un compte paypal ou autre ? Est-ce qu'il y a des frais et à quelle hauteur ? Aurais-tu une technique pour les limiter ?
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par Fabien | L'Alcyon » 30 Déc 2012, 22:23

Lulu me verse cette somme sur mon compte Paypal, sans frais. En ayant fait enregistré mon compte, je peux la récupérer ensuite sans frais non plus.
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par Lionel (Nonène) » 31 Déc 2012, 00:11

Merci, c'est très intéressant qu'il n'y ait pas de frais avec Lulu car mes conditions générales pour Paypal indique les frais suivant pour recevoir un versement : De 1.9% à 3.4% + 0.55 CHF
France : 3,4%+0,25€

C'est de loin pas négligeable, pour une vente à 10 CHF, il y a des frais pour presque 1 CHF. Ca frise les 10%. Finalement, ce sont des frais économisés en utilisant lulu.
Si on prend 25 € (le prix d'un livre de Sens), 1.10 €, ça fait 4.4 %.

Je viens de voir que les frais de versement entre Paypal et un compte bancaire dépend des pays : 5 CHF pour les comptes suisses et gratuit pour les comptes USA. Je n'ai pas les précisions pour les comptes français.

Ca rend lulu plus attractif, surtout lorsque l'on a des produits à bas prix (et que l'on est Suisse).
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par Cyril V » 09 Jan 2013, 19:21

Bonjour à tous, -ça faisait longtemps-

J'ai parcouru avec intérêt l'exposé de Fabien.

A titre de complément j'aurais souhaité présenté quelques chiffres comparables pour une édition classique. Ce n'est pas directement du JdR, mais mon expérience de publication universitaire chez Dunod (pour un thème et une discipline plus restreints que le JdR en fait). A titre de comparaison sur une année, pour environ 300 exemplaires vendus j'ai touché environ 1€ par ouvrage soit approximativement 300€. Lorsque l'on sait que l'exemplaire coûte quand même 21€, le gain reste dérisoire (contrat auteur 5%). En contre partie, excepté écrire l'ouvrage - ce qui m'a pris la bagatelle de 3 mois pleins mais après tout là c'est mon job - je n'ai pas fait de promotion, ni de mise en page. C'était leur boulot à eux. J'ai également reçu quelques exemplaires gratuits que j'ai pu offrir et/ou vendre en direct.
Ma première conclusion est par conséquent que la distribution en impression à la demande est "payante" (jeu de mot mis à part), puisque Fabien a touché plus que moi avec mon livre... Maintenant cela lui implique également d'en faire la promotion. Ensuite il a pris un risque, faible ok, mais présent puisqu'il a payé initialement de sa poche la majorité des exemplaires vendus. Si je ne me trompe pas, cela revient finalement ni plus ni moins à vendre à compte d'auteur (excepté la vingtaine d'exemplaire lulu).

Deux points viennent également modérer mes propos et vont dans le sens de Lionel.
D'une part, comme il a été rapporté, seul Lulu touche une part et donc à aucun moment une partie des recettes part dans l'économie du livre. C'est dommage puisque ça ne participe pas à un milieu professionnel ou à une communauté du jeu de rôle (même si elle est discutable). Par conséquent, oui c'est de la publication indépendante mais également indépendantiste, cela ne participe pas à la création d'un monde économique du jdr (notamment à 15€ le bouquin). Au passage, ton illustrateur est en réalité plutôt mal payé. Dans le milieu de l'illustration pro, je crois que les prix commencent plutôt à 300€ minimum par illustration.

Ensuite, celui qui gagne le plus ici reste encore l'imprimeur à la demande (lulu ou autre). Il ne prend aucun risque et finalement vend relativement cher les ouvrages. L'imprimerie en France ou en Europe reste accessible et bien moins chère lorsqu'il est question d'ouvrage similaire présentant peu de pages couleurs et moins de 196 pages. Dès lors est-ce que l'impression à la demande est véritablement rentable ? Finalement s'il est aisé de mettre en vente un ouvrage sur Lulu (ou autre encore une fois), ce n'est pas tellement plus difficile de demander un devis à un imprimeur et il est possible de réduire les coûts d'impression de 50% tout en étant peut-être plus "éthique" en faisant travailler le local. Je me questionne ainsi sur le "meilleur" modèle ?

Pour finir, j'en viens à un dernier questionnement. Si ce n'est causer du tord à l'édition et la distribution classique (qui a déjà pas mal de problèmes à gérer avec les plateformes de livres électroniques), et si ce n'est les questions d'égo, pourquoi ne pas travailler de manière collégiale pour participer à ces ventes de JdR indie ? J'entends par là, pourquoi ne proposer lors des déplacements que son ouvrage alors qu'il est possible de défendre des visions similaires du JdR en proposant l'ouvrage d'amis.
Je veux dire par là qu'une personne se présentant à une conf pourrait très bien ne pas présenter son ouvrage uniquement, mais ceux d'un consortium d'auteurs indies. En gros, faire une centralisation des ventes ou disposer de "vendeurs-acteurs" sur les régions. Dans l'idée de compléter un mode de diffusion indépendant, cela me semble tout à fait cohérent. Je n'y vois que ce problème de court-circuitage de l'édition (qui, s'il elle touche des ronds sur le travail des autres, fait tout de même un travail important et prend des risques) et celui de l'égo d'un auteur qui présenterait d'autres jeux que de voir les autres jeux se vendre et pas les siens.
Une autre alternative est également la maison d'édition associative : disposer d'un rassemblement d'auteurs permettant de centraliser les ventes à travers un portail commun, négocier des prix réduits auprès d'éditeurs, et faciliter la communication/dépôt vente auprès des boutiques spécialisées.

Finalement, ça ressemblerait assez à un modèle d'édition indépendante...


Bien à vous,
D.Cyril
Cyril V
 
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par shiryu » 09 Jan 2013, 22:14

Cyril V a écrit :... pourquoi ne pas travailler de manière collégiale pour participer à ces ventes de JdR indie ? J'entends par là, pourquoi ne proposer lors des déplacements que son ouvrage alors qu'il est possible de défendre des visions similaires du JdR en proposant l'ouvrage d'amis.
Je veux dire par là qu'une personne se présentant à une conf pourrait très bien ne pas présenter son ouvrage uniquement, mais ceux d'un consortium d'auteurs indies. En gros, faire une centralisation des ventes ou disposer de "vendeurs-acteurs" sur les régions. Dans l'idée de compléter un mode de diffusion indépendant, cela me semble tout à fait cohérent. Je n'y vois que ce problème de court-circuitage de l'édition (qui, s'il elle touche des ronds sur le travail des autres, fait tout de même un travail important et prend des risques) et celui de l'égo d'un auteur qui présenterait d'autres jeux que de voir les autres jeux se vendre et pas les siens.
Une autre alternative est également la maison d'édition associative : disposer d'un rassemblement d'auteurs permettant de centraliser les ventes à travers un portail commun, négocier des prix réduits auprès d'éditeurs, et faciliter la communication/dépôt vente auprès des boutiques spécialisées.

j'avais abordé la question
je comprend la plupart des arguments qui m'ont été donnés. Mais en lisant les rapports de convention, on voit aussi qu'ils se font un peu de promo les uns les autres (et sur les blogs aussi). Je pense (attention, aucune intention de vous prêter des intentions qui ne seraient pas les votres, c'est aussi pour voir si j'ai bien compris) qu'il y a quand même une volonté idéologique forte de défendre un modèle (l'indépendance) et que si association d'auteurs il doit y avoir, elle se fera au cas par cas par affinité alors que s'il faut définir un moule pour intégrer le groupe ou l'association, cela va perdre un peu de sa définition d'indépendance.

J'avoue que le côté idéologique, je m'en moque un peu. Ce qui compte pour moi, c'est que leurs jeux se vendent assez bien afin qu'ils persistent et créent d'autres jeux encore mieux.
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Re: Monostatos et l'argent: un modèle économique qui marche

Message par Christoph » 21 Jan 2013, 17:41

Hello

Ce message a longtemps traîné dans mon tiroir, je l'avais presque oublié. Mais je tiens à soutenir Fabien et profiter de son essai « transformé » (à la rugby) pour envisager la suite de la partie.

Bravo encore à Fabien pour ce super fil, qui fait avancer la discussion de l'indépendance ! J'espère qu'il contribuera à faire voler en éclat le mythe de l'auteur en herbe qui espère se faire éditer par une vraie maison... alors qu'il aurait en fait les moyens de le faire lui-même ! Après tout, une bonne part des éditeurs actuels sont des auteurs indépendants, et personne n'a fait l'académie du jeu de rôle pour obtenir un diplôme d'éditeur. (Qu'on ne me fasse pas non plus dire ce que je n'ai pas dit : si le travail que Fabien décrit vous débecte, et que vous trouvez un éditeur qui vous convient, je ne vous jetterai pas de pierre.)

J'aimerais néanmoins revenir sur un point, qui serait plutôt une réflexion pour de futurs fils qu'un débat à avoir ici (ce fil étant dédié à l'expérience de Fabien). Quand Fabien utilise le terme « viable », il l'applique uniquement au niveau du jeu pour dire qu'il y a plus d'argent qui rentre qu'il n'en sort. D'autres personnes pourraient avoir une autre définition du terme « viable », se demandant par exemple si ça paie les heures passées dessus (création, tests, rédaction, discussions sur silentdrift, diffusion et communication). Et ça ce n'est pas le cas pour la plupart, voire la totalité, des indépendants que je connaisse, probablement même pas pour ceux qui cartonnent bien aux États-Unis. Même si on s'en fiche que ça nous paie ou pas, il faut quand même réfléchir au temps investi. J'ai passé des heures et des heures sur mon jeu Innommable, et d'autres personnes l'ont testé et retesté. Est-ce que le résultat final en vaudra vraiment la chandelle ? (Ce n'est pas une question à laquelle je vous demande de répondre ici, hein.) N'aurait-il pas mieux valu que j'en fasse moins pour un résultat pas beaucoup moindre, ce qui m'aurait laissé le temps pour d'autres projets (rôlistes ou non, remarque) ? (Celle-là non plus, merci.) L'indépendance a démontré que l'argent n'était pas l'obstacle le plus important pour la diffusion d'un jeu. Mais la viabilité doit aussi prendre en compte le temps passé dessus, parce que si un auteur s'épuise à écrire un jeu puis disparaît, les nerfs brûlés, le cerveau éteint et les doigts défoncés (mais sans avoir perdu d'argent!), alors on n'avance pas vraiment la cause. C'est le prochain gros défi : peut-on apprendre, en tant que communauté, à écrire de bons jeux en moins de temps ? Peut-être que je me fais trop de soucis, après tout, Seth Ben-Ezra a mis plus de cinq ans pour son premier jeu, et seulement une année et demi pour son deuxième (tout en travaillant et ayant une famille lors de toute cette période, et les deux jeux sont d'une très grande qualité et plutôt innovants pour leur époque).

Cyril : Merci pour ton point de comparaison ! Les allégations concernant Lulu m'étonnent un peu : Lulu fait partie de la (nouvelle) industrie du livre, et les ouvrages sont imprimés en France, Espagne ou Grande-Bretagne aussi. Cependant, Romaric te rejoindra sur la question de l'imprimeur local (je précise que ceci n'est pas une question d'indépendance), mais l'imprimeur local ne fait pas office d'entrepôt et de service de vente par correspondance, donc il faut prendre ça aussi en compte dans les coûts.
Pour la question de la collégialité, tu peux prendre à peu près n'importe quel rapport de convention publié dans la rubrique du même nom et tu verras que quand l'un des participants du forum se déplace et tient un stand, il vend aussi des jeux pour le compte des autres. L'indépendance ne veut pas dire la solitude. Comme le dit Steve, cela se fait selon les affinités et les possibilités de chacun, mais ça se fait. Sinon, ma position personnelle sur la question de l'édition et de la distribution classique est malheureusement rude : c'est à elle de s'adapter, pas aux auteurs indépendants (tout comme l'apparition de l'indépendance aux USA est une adaptation de certains auteurs au système de distribution en place à la fin des année 90). Cette notion de fidélité à un système subissant des soucis dus aux nouvelles technologies me semble étrange, surtout pour des auteurs qui n'ont jamais eux-même bénéficié de cette structure. Les choses évoluent, les gens s'adaptent. Bien sûr, rien n'empêche un auteur d'inclure dans ses arguments de vente qu'il suit un modèle écologiquement durable et local, ou pourquoi pas Max Havelaar (impression à l'étranger, mais de manière équitable ?), mais c'est à chacun de voir ce qu'il veut faire.
Innommable: hurlez.
Zombie Cinema, en français dans le texte.
Christoph
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