[Prosopopée] Le jardin

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[Prosopopée] Le jardin

Message par Kco Quidam (Julien Gobin) » 05 Mai 2009, 01:13

Un petit rapport d'un petite partie de prosopopée fait rapidement à deux joueurs dans un cadre assez peu enclin à la méditation mais qui ne dérangeait pas trop pour le coup (magasin de jeu de rôle/cartes mais pour le coup peu bruyant).

J'ai donc expliqué rapidement les règles à l'autre joueur et la partie a débuté immédiatement (j'ai rééxpliqué quelques points par la suite, mais nous avons joué en suivant nos maladresses et mauvaises interprétations afin de ne pas casser le tableau)


Le paradigme était simple et tiré des descriptions que j'avais utilisé pour illustrer quelques exemples : un paysage enneigé et deux hommes qui avançaient seuls dans ce paysage.


Nous avons donc fait les médiums :
Celui qui entend la musique des plantes (joué par l'autre joueur du nom de Andy)
Celui qui ne ressent pas la chaleur (joué par moi même)


Andy se lance et commence quelques descriptions, les deux médiums avancent sur un chemin, la nuit est déjà tombée depuis longtemps et la tempête de neige fait rage, les deux hommes avancent, vêtu de simples peaux de bête, obligés qu'ils avaient été de fuir leur village détruit et pillé par une invasion de huns, je reprend un peu la narration et ajoute quelques détails de décors, les deux médiums avancent encore un temps avant que celui qui ne ressent pas la chaleur ne demande à son ami combien de temps il pensait qu'ils allaient tenir, puis finalement Andy décrit au loin quelque chose et laisse un temps mort, je me jette sur l'opportunité et précise la présence d'un massif montagneux, et d'une petite caverne semble il où les médiums pourraient trouver refuge. Les deux amis (puisque c'est ainsi qu'il se seront nommé tout le long de la séance) s'y rendent donc.

Andy décrit un peu l'intérieur de la caverne, et précise la présence d'un ours en pleine hibernation, les deux médiums font alors un feu bien que celui qui ne ressent pas la chaleur ne fasse cela que pour son ami, lui même n'ayant pas froid.

A ce moment de la partie Andy m'a posé la question de savoir si mon médium "subissait" quand même le froid et le chaud (entendre il ne le ressent pas mais subit les effets, étant donné que j'avais déposé mon point en vide pour signifier l'absence de sensation j'ai décidé qu'il subissait les effets du froid quand même), un petit scène donc ou celui qui entend la musique des plantes fait remarquer (à juste titre) à son ami que ses doigts deviennent bleus à cause du froid, celui qui ne ressent pas la chaleur le remercie et, bien que plus "méfiant" que son collègue, vient aussi se blotir contre l'ours toujours assoupit.

Andy décrira la présence de plante (ou plutôt mentionnera la présence de plantes) et laissera un petit blanc, j'en profite pour reprendre la description et, jugeant que le moment était peut être venu, je décide de placer un dQ (valeur 5 histoire de) sur la couleur "plantes", en effet je précise que bon nombre de plantes et herbes se trouvent devant la bouche de l'ours encore assoupit, et que ces dernières sont trop bien conservées pour avoir survécu depuis le début de l'hiver.

Finalement la description continue encore sautant d'un peintre à l'autre sans réellement revenir sur l'histoire des plantes jusqu'au moment ou le ventre de celui qui ne ressent pas la chaleur se fait entendre et où ce dernier décide d'avancer un peu dans la grotte trop sombre pour discerner quoique ce soit, il hésite, et celui qui entend la musique des plantes entend alors un doux son, qui semble venir de la caverne.

Premier dR de la séance que j'offre alors à Andy pour son amusante intégration du fait étrange de son personnage.

Laissant l'ours les deux médiums avancent dans la grotte sombre pour finalement déboucher sur un lieu plus en avant dans la caverne d'où provenait une lumière bleue, Andy décrira la présence de champignons diffusant cette dite lumière puis laissera un blanc, je reprend donc la narration en accentuant et décrivant une véritable forêt d'arbres et de plantes tous plus beaux les uns que les autres, et tous plus inconnus les uns que les autres.

Andy me donnera un dR et la remarque qu'il n'avait pas pensé à la forêt dans la montagne mais que c'était bien.

L'on décrira assez longuement les sensations des deux médiums et, l'un comme l'autre commencera à prendre quelques liberté sur les ressentis du médium de l'autre : "les deux ami n'en revenait pas d'une telle beauté et d'un tel éclat" par exemple, le plus amusant est que à chaque fois que l'un ou l'autre avons fait ainsi nous avons laissé un blanc et attendu que l'autre nous fasse un signe (rapide d'ailleurs à chaque fois) pour dire "ok, ça me dérange pas", parmi les descriptions l'on notera le fait que les plantes diffusent principalement trois couleurs comme lumière : rouge, bleue et violette, et ensuite Andy décrira la beauté et l'harmonie du chant des plantes. Finalement Andy placera un nouveau dQ sur la case "Harmonie" (face 2) en décrivant plus encore le chant des plantes qui était étonnement oh combien plus beau que tout ceux qu'il avait put entendre. (Les règles ne l'autorise pas normalement mais comme je n'ai fait la remarque que après nous avons laissé le dQ)

Étonnement jusque là tout nos dQ placés sur le cercle (qui normalement devait représenter des déséquilibres) étaient lié à ce décor magnifique que l'on brossait depuis le début (nous avions un peu oublié alors l'idée du déséquilibre)

Puis finalement les deux médiums iront jusqu'à essayer de manger un fruit (je passe sur les dR qui auront suivit car à partir de ce moment là beaucoup de dès auront été échangés entre nous avec l'augmentation en précision des descriptions) une voix s'élève alors dans la caverne, du sol, des murs, du toit et de l'air même, et apparait devant eux un individu au corps de flamme ressemblant fortement à un ange.

Andy commence alors à faire parler l'individu sur un ton menaçant, il finit par laisser une pause dans la parole et je reprend alors utilisant bien entendu le fait qu'aucun humain n'a rien à faire en ces lieux, une pause Andy reprend et précise alors que en effet aucun humain n'a rien à faire en Eden (on le voyait venir mais bon ^^)

S'ensuit un long monologue de menace de l'ange/être de feu jusqu'à ce que des profondeurs de la caverne retentisse un cri (une sorte de râle), Andy décrit par la suite le fait que le chant des plantes se fait plaintif, chaotique, violent, triste, bruyant forçant celui qui entend la musique des plantes à tomber au sol. Le calme revient, l'ange/être de feu cri sur le fait que la présence des humains a tout bouleversé ici et somme aux médium de partir, celui qui entend la musique des plantes lance alors (sur un air un peu de défi) que ce n'est en rien la présence des humains qui a provoqué cela.

L'on piétine un peu, puis Andy décide finalement de décrire plus l'individu de feu, précisant une blessure sur sa jambe, je prend donc un dQ et ne sachant pas réellement où le mettre pour cela le pose sur la case élément (face 1) et précise que en effet, la plaie semble bien plus qu'une simple plaie, comme une plaie gelée.

Décidant que finalement il était temps de régler un déséquilibre je choisis le déséquilibre lié à l'élément (la blessure de glace) prend deux dès, les jette, réussite parfaite, ayant utilisé la médiation science celui qui ne ressent pas la chaleur s'approche de l'individu et reconnait immédiatement une blessure infligée par un pic de glace (blessure qu'il se serait déjà fait par le passé), il cherche du regard dans l'ensemble des plantes et finalement en trouve une qui ressemble à celle qu'il avait utilisée pour sa blessure, il tente de l'appliquer sur la plaie de l'individu qui se laisse faire (en hurlant toujours quand à la destruction du jardin) et finalement la plaie se fait moins douloureuse.

N'ayant pas d'idée pour l'obtention du trait étrange en élément j'ai laissé Andy décrire par la suite les effets sur le médium qui aura finalement développé des petites flammes au niveau des épaules et une forte lueur enflammée dans les yeux (au fur et a mesure de la suite et non de manière brutale), Andy a voulut poursuivre mais je lui ai demandé d'arrêter là car cela m'aillais très bien et que, à un point seulement, le trait se doit de rester un détail, cependant le nom du médium deviendra quand même alors celui qui brûle sans se consumer.

L'individu accepte alors de parler plus calmement avec les médiums et précise alors que "une sorte de gigantesque lézard" est entré dans le jardin et que depuis tout n'est devenu ici qu'un reflet terne de ce qui était avant, les couleurs avant brillantes de milles feux différents sont devenues moins nombreuses et même la beauté du chant des plantes n'est devenu que le reflet pâle de ce qu'il avait été (l'individu pestera aussi sur le fait que "le gardien" n'a pas fait son travail et celui qui brûle sans se consumer aura une pensée pour l'ours à l'entrée de la caverne). l'on place donc un d6 sur la couleur "Animal" à défaut de trouver mieux (pour représenter le lézard), et finalement l'on a justifié à postériori, les déséquilibres placés en début de partie.

L'individu finit par conduire les médiums là s'est caché le lézard, les deux médiums s'engouffrent dans une autre galerie d'où sort un souffle gelé, les parois deviennent elle même de plus en plus de glace, rappelant la tempête de l'extérieur.

Ils arrivent dans une caverne où finalement se trouve une véritable colline de neige, sur laquelle repose un arbre gigantesque, gelé, et mort, et autour duquel s'est entouré un gigantesque lézard aux teintes bleues. qui dort alors paisiblement accroché dans les branches de l'arbre.

Nous avons décidé de finir en tentant de résoudre le dQ à 6 représentant le lézard. Andy ne lance que 2 dès, ne se souvenant plus exactement des règles concernant l'aide je propose de relancer 6 dès en prenant dans ceux des miens (nous avions été très généreux en dès à partir de la résolution du premier déséquilibre, voulant finir un peu plus rapidement) une réussite de trop, je décide donc d'utiliser l'attribut étrange hérité de l'individu de feu pour en faire une réussite parfaite.

Ayant utilisé la médiation "perception" celui qui entend la musique des plantes s'aperçoit que quelque chose se trouve planté dans l'une des immenses pattes du lézard (classique mais bon) bien que l'action n'est pas vraiment adapté à la médiation (sagesse) je décide qu'après une courte réflexion celui qui brûle sans se consumer prend l'initiative d'aller essayer de retirer cette dite épine, il n'y arrive pas, son ami vient le seconder, ils forcent mais n'y arrivent toujours pas tandis que la créature commence à s'éveiller, ouvre les yeux, mais, par trop petits qu'ils étaient peut être, ne les voit pas, les deux médiums s'échinent à la tache et finalement, sans comprendre réellement pourquoi à force les flammes présentes sur les épaules de celui qui brûle sans se consumer glissent sur ses bras, prenant de l'ampleur, vont jusqu'à atteindre "l'épine" et la faire fondre.

Les deux médiums tombent donc (d'assez haut pour se faire un peu mal mais pas trop) et regarde l'épine fondre, mais aussi la couleur bleue du lézard faire de même, découvrant alors de multiples couleurs, du doré au rouge, chaque écaille de la créature rappelant la beauté d'un arc en ciel. (si l'on était pas sur le point de finir j'aurais fournit un autre dR à Andy pour cette description), finalement la neige fond sur le sol de la caverne et même sur l'arbre commence à apparaitre quelques petits bourgeons.

L'individu de flamme rejoint alors les médiums et leur somme de partir d'ici au plus vite, celui qui ne ressent pas la chaleur va alors pour revenir dans la forêt-caverne mais est arrêté par l'ange/être de feu qui leur refuse le retour à cette endroit et leur montre un autre passage dans la caverne pour ressortir.

En ressortant les médium sentent alors le sol de la caverne trembler, et la tempête de neige au dehors faire rage, ils s'empressent de sortir et de rejoindre la neige battante et le froid sans pareil.

Une fois dehors et après avoir reprit leur souffle ils se retournent pour regarder la faille dans la montagne qui doit sans doute être alors totalement obstruée par l'effondrement de la caverne.

Il n'y avait aucune montagne à l'endroit où leurs yeux se posèrent.




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Sans entrer dans trop de détails (déjà fait un rapport assez long ^^') je noterais quand même des petites choses sur cette partie, tout d'abord la vitesse de distribution des dR n'a guère été réellement un point de problème, en effet nous avions été assez avares en dès au début, puis, quand il nous avions voulut finir rapidement nous avions été plus "sympathique" dans la distribution, et pourtant le tableau n'en a pas plus souffert, au contraire l'un comme l'autre nous avions alors ressentit qu'il était le moment de finir, avec d'autant plus de raison que l'autre nous fournissait rapidement les moyens de le faire, la distribution des dR aura été un réel moyen de "sentir" le rythme du tableau.

Nous avons aussi prit pas mal de liberté sur les droits des peintres sur les médiums d'autrui, cela ne dérangeait guère étant donné que l'ami cité et moi même avons une certaine expérience de l'improvisation en commun et un certain soucis du respect du personnage de l'autre, il s'est avéré qu'a un moment j'ai remit les bases en place (lors de l'attribution de l'attribut étrange, car je n'avait au final pas vraiment envie pour mon médium de ce développement, surtout trop rapidement) mais la plupart du temps le partage de la narration aura été réellement souple.

Il convient de faire assez attention à ce que l'autre dit car il m'est arrivé à deux ou trois moment de "mal" comprendre ce qu'avait décrit l'autre peintre, finalement cela a fait tourner le tableau dans un sens qui ne le dérangeait pas donc tant mieux mais cela prouve que Prosopopée est réellement un jeu d'écoute assez formidable (moi qui fait aussi du théâtre en troupe je dis clairement que le jeu me semble un très bon exercice)

Le sacrifice d'un attribut étrange est parfois anodin, du point de vue du joueur, ici pour ma part j'ai été très heureux de me débarrasser (c'est le terme) de l'attribut hérité par mon médium, par chance cela a fait sens dans le tableau mais cela peut, parfois peut être poser problème : exemple Andy et moi même n'avons pas décrit de nouvel attribut étrange pour nos médium malgré la réussite total sur le déséquilibre "Animal", en grande partie car aucun de nous ne trouvait d'intérêt à ce dernier pour le moment ou pour les médiums. Nous avons décidé de ne pas les faire intervenir de suite (en gros de les "garder sous l'coude") mais sans aucune certitude de les faire apparaitre à un moment.

Le dernier point que j'ai remarqué est qu'il n'est pas nécessaire de faire intervenir de suite les dQ posés, au final le fait d'avoir attendu longtemps avant de chercher une justification n'aura (je pense) pas été néfaste pour le tableau, es-ce un coup de bol pour ce coup ci cependant cela reste a déterminer.

Sinon il est vrai que cette partie fut quand même un vrai plaisir, un grand merci à Fred pour ce jeu que j'ai été plus que heureux de tester (après multiples tentatives mais la majorité des rôlistes du coin son assez conformistes) ^^.
Dernière édition par Kco Quidam (Julien Gobin) le 05 Mai 2009, 11:57, édité 1 fois.
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Message par Frédéric » 05 Mai 2009, 11:21

Oh, excellent rapport de partie, Julien !

Tout d'abord, j'apprécie énormément la description que tu fais des motivations des joueurs dans les articulations narratives et dans l'utilisation des dR et des dQ.

Concernant le gain d'attributs étranges, rien ne pousse à les choisir dès la résolution du déséquilibre, si vous n'étiez pas inspirés ou stimulés, vous avez bien fait de les garder sous le coude.
Une technique possible, c'est d'attendre d'en avoir besoin pour les créer (bien qu'ils devraient toujours être liés au problème résolu).

Je remarque deux légères transgressions du texte du jeu :
  • Les médiums ne peuvent être affectés par les problèmes. Leurs doigts peuvent devenir bleus, mais ça ne peut pas générer de dQ interdisant que les doigts redeviennent normaux sans jeter de dés. (Mais je ne suis pas bien sûr que vous ayez posé un dQ pour cela...)
  • Les problèmes mettent toujours en relation les humains, les communautés (villages, cité, famille...) avec le reste du monde, mais ça, c'est nouveau, ça date de la dernière mise à jour, donc selon la version que tu as utilisée, ce n'était peut être pas dans le texte.


Malgré tout, j'aime beaucoup l'esthétique de votre fiction, il m'est arrivé quelques fois qu'en partant sur des histoires d'animaux blessés, on ait davantage du Winnie l'Ourson que du Mushishi.
Cette règle qui dit que les humains sont au coeur des déséquilibres sert justement à permettre d'approfondir les problématiques de l'homme dans son environnement, quand les problèmes liés aux animaux nous précipitent purement et simplement dans un conte de fées.

Du coup, il me semble que vous avez eu tendance à placer les dQ sur les couleurs correspondant à la victime plus qu'à la cause ou à la nature du symptôme. En fait, je crois que je ne suis pas clair du tout à ce sujet dans le texte du jeu, il faudra que je retravaille ça.

En tout cas, merci mille fois pour ce rapport de partie ! Je trouve qu'on y perçoit très bien ce qui se produit à la table de jeu autant au niveau des interactions entre les joueurs qu'au niveau de la fiction, bravo !
Frédéric
 
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Message par Christoph » 08 Mai 2009, 01:03

Très beau rapport de partie Julien!

Ce que tu décris avec le contrôle du médium de l'autre sous réserve d'un coup d'oeil approbateur est un sujet qui m'intéresse beaucoup. En effet, ça permet de garder le contrôle ultime de son personnage, tout en se laissant ouvert aux suggestions des autres, tout cela par un biais non-verbal. Je trouve fascinante cette communication à plusieurs niveaux (et c'est un véritable obstacle à surmonter quand on veut faire du jeu par internet).


Frédéric, dans ce rapport, Julien a résolu un déséquilibre qu'il avait lui-même créé (la blessure de l'être de feu). Est-ce que cela te pose souci? Ça rejoint plus ou moins la question que j'avais posée dans ta rubrique, c'est peut-être un sujet qu'il faut examiner encore un peu.

Tu fais aussi la remarque qu'il n'y avait pas de communauté humaine. Est-ce qu'on peut imaginer que l'être de feu et ses arbres, l'ours et le lézard forment une métaphore d'une communauté humaine?
Ce serait con que cette règle de la communauté humaine empêche une histoire comme celle de Julien, qui d'après le rapport me semble intuitivement très prosopopéenne.
Il y avait manifestement une sorte de communauté dans le récit, même si elle était non-humaine. Et n'oublions pas que l'histoire se déroule dans le contexte de deux amis chassés de leur village ravagé par les huns. C'était donc peut-être quand même assez communautaire dans le fond.
Julien, est-ce que le thème du village détruit a-t-il coloré autre chose que le début de la partie? Peut-être inconsciemment? Pourquoi est-ce que je trouve si approprié que la montagne magique disparaît à la fin? (Je suis persuadé que je ne suis pas le seul à avoir trouvé cela particulièrement adéquat.)

A+
Christoph
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Message par Frédéric » 08 Mai 2009, 20:18

Hello Christoph !

Je suis d'accord avec toi, la communication non verbale autour de Prosopopée, c'est très particulier, c'est d'ailleurs ce qui fait (entre autres) que je n'ai pas encore testé le jeu par messagerie instantanée (ça plus le fait que le don physique de dés, c'est quand même plus cool)...

Concernant le fait que Julien a lui-même résolu son propre dQ, la question est : cela l'a-t-il gêné lui ?

Je te pose la question Julien : était-ce aussi intéressant de résoudre le problème que tu as placé toi-même que de résoudre ceux posés par Andy ?
Dans mes playtests, généralement, on tend à résoudre nos propres dQ pour une mauvaise raison et ça tend à donner une "omnipotence" assez désagréable... enfin, peut être suis-je passé à côté de quelque chose...

La communauté humaine doit être la cible des déséquilibres, ce qui n'empêche pas en remontant les causes, de découvrir un ange, gardien du jardin d'Eden etc.

Pour la disparition de la montagne, je suis de près vos échanges. ;)
Frédéric
 
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Message par Kco Quidam (Julien Gobin) » 11 Mai 2009, 01:07

Popopop, désolé du retard, je revient avec mon lot de petites réponses du soir.

Pour info, nous n'avions pas posé de dQ pour le problème des doigts, juste nous avons décidé de colorer l'histoire de cette anecdote.


Fred >> Nous n'avions pas la notion de placer nos dQ sur les victimes de manière aussi tranchée, nous avons justifié nos dQ en grande partie à postériori et il se trouve que l'idée immédiate était de faire de chaque dQ autant de victimes d'une quelconque "chose" que nous ne comprenions pas et ne saisissons pas. Comme les règles ne précise pas ce que les dQ représentent réellement (sources, symptômes, victimes) nous avons décidé que la nature des dQ sera toujours donné par celui qui résout le déséquilibre (aussi en soignant l'être de feu j'ai laissé entendre qu'il avait été victime et non que la blessure était une source du problème, cependant cette blessure n'aurait pas put être soigné sans utiliser de dès, en vertu des règles). Quand au fait de résoudre soit même un dQ posé par moi même cela ne m'a semblé absolument guère différent lors de cette partie que de résoudre un dQ posé par Andy car ni l'un ni l'autre n'avions d'idée en tête lors de la pose de ce dQ, nous avons été toujours dans l'instant, lorsque j'ai posé un dQ sur les plantes j'ai globalement pensé "allez op on va voir ce que ça donne" sans avoir en tête la moindre idée quand au réel problème ou même à sa résolution. J'ai fait une seconde partie il y a peu où nous avions moins été "dans l'instant" et lors de cette partie cependant le fait de résoudre ses dQ où ceux des autres avait été plus notable car nous avions tous une idée de comment résoudre le problème lors de la pose de nos dQ. Je reviendrais sur ce point lors du prochain rapport de partie mais je pense que le fait de jouer dans l'instant immédiat, et le fait de ne pas sentir de différence entre ses dQ et ceux des autres est globalement assez lié.

Christoph >> Je pense que l'on peu donner beaucoup d'interprétation a postériori de cette partie (cela ne serait d'ailleurs peut être pas sans intérêt), nous avons toujours été dans l'instant donc nous n'avions fait que ce qui nous paraissait évident et immédiat, ce qui je pense joue sur le fait que les évènements ont été adéquat, ou du moins le semblent.

D'un point de vu à postériori je dirais que le thème du village détruit a coloré par petites touches (de manière inconsciente e grande partie) la suite de la partie, la solitude des deux amis fut un catalyseur assez utile pour la narration, et il n'est pas impossible que l'intrusion des huns dans le village nous ai donné l'idée de faire de même avec l'intrusion des médiums dans une communauté qui n'est pas la leur. Quand à la disparition de la montagne (qui nous est apparue comme une évidence) je pense qu'elle semble très adéquate car la montagne en elle même et le jardin qu'elle abrite était devenue un symbole de déséquilibre (ce jardin n'avait rien à faire dans un paysage aussi hostile), pour ramener un véritable équilibre total il fallait donc faire disparaitre la montagne après la résolution du déséquilibre qui était dans le jardin. Au final à postériori on peu très bien se dire que la résolution du déséquilibre lié au lézard (animal) à bien résolu le déséquilibre lié aux plantes non pas comme des victimes (le déséquilibre n'était pas la maladie des plantes) mais comme des éléments incongrus. A postériori je pense que nous avions créé deux déséquilibres distincts : présence du jardin/"maladie" du lézard, en vertu des règle résoudre le déséquilibre de valeur 6 résolvait tout les autres, donc aussi par là la présence du jardin.

Bien entendu tout cela son des réflexions à postériori ^^'.
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Message par Frédéric » 11 Mai 2009, 12:47

Julien : ok, il y a d'une certaine façon un flou plus ou moins assumé sur la nature des dQ : symptôme, cause ou victime.

En laissant cela à l'appréciation de celui qui dépose le dQ, on évite je pense de compliquer inutilement le jeu.

En revanche, j'étais quand même surpris que les communautés humaines ne semblent pas affectées par les problèmes. Mais ça marche quand même, je me demandais si vous aviez éludé cela volontairement ou non.

J'ai hâte de voir ce que tu vas nous dire sur ta partie suivante ;)
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Message par Christoph » 12 Mai 2009, 18:45

Merci Julien pour ces précisions!
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